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11 janvier 2023

Pourquoi le savoir-faire, sera la clé de l’industrie Européenne ?

Adrien Laurentin, cofondateur de Mercateam, explique à son amie Laura pourquoi organiser, maîtriser et valoriser le savoir-faire des industriels est la clé du succès de l'industrie 4.0 et la réindustrialisation. Et pourquoi il a créé Mercateam avec Kévin Rouvière.

savoir-faire

Laura, tu m’as demandé de t’expliquer ce qu’on faisait chez Mercateam…Mais quand je t’ai répondu "nous développons une solution SaaS qui aide les entreprises industrielles et de services à organiser, valoriser et transmettre le savoir des collaborateurs" ce n’était bien sur pas clair... Du coup, je vais plutôt t’expliquer pourquoi on le fait…

Le monde va à toute vitesse Laura, le taux d’innovation a une croissance exponentielle, on a plus innové ces 100 dernières années que les 4000 années auparavant. La guerre en Europe, les crises de l'énergie et environnementales accélèrent le changement de consommation et de production pour préserver une planète qu’on use et qui ne le supporte plus : c’est toutes ces nouvelles contraintes qui dessinent l’innovation de demain. Et, encore plus que les autres secteurs, l’industrie, à l’origine de tous les produits doit évoluer pour faire face.

Cela implique que nous devons tout repenser : toute l’industrie va devoir changer et vite. Mais aujourd’hui, comme depuis toujours, l’industrie ne fera rien sans l’homme. Et c’est pour ça qu’on est là chez Mercateam : on pense que l’homme va être au cœur de cette révolution et on compte bien l’aider à y arriver.

Au risque de paraître très scolaire, je résumerais les enjeux du secteur en 3 parties.

Les compétences liées au savoir-faire à l’ère de l’industrie 4.0 et des enjeux environnementaux

Avant toute chose, l'industrie 4.0, c'est le terme utilisé pour décrire la quatrième grande révolution industrielle, caractérisée par les nouveaux modes de production dans les usines.

En fait, pour optimiser leurs chaînes de production, les "usines du futur" s'appuient sur l'intelligence artificielle, la robotique, l'internet des objets, l'impression 3D ou encore le cloud computing. Autant de mots et de concepts compliqués qui évoluent à la vitesse de la lumière, et dont la maîtrise est obligatoire pour toute entreprise qui aspire à être compétitive. 

Dans le même temps, on réalise qu'on ne peut plus produire à tout prix, notre planète a ses limites. Pour consommer moins, pour polluer moins : il faut être encore plus ingénieux et changer nos process de production.

Le problème c'est que pour répondre à ces révolutions il faut un savoir-faire. Je te donne un exemple : l’Europe a décidé de ne plus autoriser les voitures diesel d’ici 2033... Bon, il faut donc repenser les produits et la façon de produire (« Bonne chance les industriels »). En parallèle, une étude BPI montre que 75% des directeurs d'usine en Europe pensent que leurs équipes n’ont pas encore les compétences pour répondre aux besoins des prochaines années. Dis autrement, on n’est pas assez qualifiés ou pas assez techniques pour faire face.

Et malheureusement, ce n’est pas fini Laura ! Car qui dit « innovation » dit nouveaux métiers…qui vont en tuer d’autres. Eh oui, 30% des métiers que nous connaissons aujourd’hui n'existeront plus dans les 10 prochaines années pour les raisons citées ci-dessus. Avec ces nouvelles technologies, des métiers vont apparaître et d’autres vont disparaître.

 Alors, les industriels réalisent qu’il faut en urgence anticiper les changements, simplifier et digitaliser le suivi des compétences,  et mettre en place des plans pour faire monter très vite les personnes en compétences et si besoin les diriger vers les nouveaux métiers.

En clair, savoir qui sait faire quoi et qui va devoir faire quoi demain. S’ils ne le font pas ? Ils vont droit dans le mur, vers des plans de licenciements massifs.

La prise de conscience Européenne : relocalisons vite vite vite notre savoir-faire industriel

Laura, tu as forcément remarqué que tout le monde parle de la relocalisation dans les médias ? Le covid a démontré qu’on était incapable de produire nos masques ou nos médocs pour répondre à une crise et toute l'Europe s'inquiète de voir des coupures d'énergies. Bref, on est trop dépendants des autres.

Le seul hic, c'est que tu n’étais pas née, mais il y a 30 ans, on a pris la décision inverse en envoyant nos usines à l'étranger « parce que c’était moins cher ».

Du coup, on a pas du tout entretenu notre savoir-faire. Comment lancer une usine de carte mémoire si personne ne sait comment les faire. C’est un peu comme si je te disais de m’aider à monter mon meuble IKEA mais sans plan…

On doit être capable de répliquer les modèles étrangers en France et former beaucoup de monde à ces process. C’est possible mais il faut recruter, former, simplifier et digitaliser les compétences et la formation pour permettre à chacun d’acquérir au plus vite les compétences nécessaires.

Tout ça, en gardant en tête que cette réappropriation de la chaîne de la valeur est un enjeu qui se joue au niveau européen.

Les vieux démons de l’industrie : coûts du travail, pénibilité, turnover, productivité, départ à la retraite..

Olalala j'ouvre la boîte de Pandore sur cette explication et je vais devoir généraliser mais bon.

Le coût du travail est haut en France, tu es d'accord ? On ne peut pas rivaliser avec les pays en voie de développement. À la fin, si le paquet de pâte français coûte 3€ et le paquet Brésilien 1€ : notre paquet, il ne se vendra pas. Du coup, pour rester compétitif, il faut faire des produits techniques à forte valeur ajoutée et de qualité et dans le même temps maximiser notre productivité. Mais cette productivité, elle dépend avant tout de l'humain et c’est encore là qu’on a un problème :

  •  Le turnover est trop élevé et le taux d’absentéisme aussi. Dans une usine le taux d’absentéisme c’est 8%, ça veut dire que tu as 8 personnes sur 100 qui ne viennent pas en moyenne par jour. Ca veut dire que les collaborateurs ne sont pas assez satisfaits d'une certaine manière, comment coordonner l’organisation dans ces conditions ?
  • L’agilité des usines en termes d'équipe est faible, la capacité à réagir est mauvaise et les personnes font toujours le même job, ils ne bougent pas assez (coucou polyvalence). C’est pénible pour eux et contre-productif pour l’entreprise.
  • Les plus âgés partent à la retraite avec le savoir-faire (30% des collaborateurs industriels vont partir à la retraite dans les 10 prochaines années) et les jeunes qui sont de moins en moins (rapport à la démographie), n’ont plus envie de bosser dans le secteur industriel. Mais si plus personne ne sait faire tourner l’usine ou l’atelier que fait-on ? L'industrie c'est tout ce que tu portes, ce ave quoi tu te déplaces et une bonne partie de ce que tu manges !

Comment Mercateam aide les industriels à organiser, valoriser et transmettre leur savoir-faire ? 

Mais alors que fait-on chez Mercateam ? Et bien, on développe, sans cesse des fonctionnalités digitales disponibles sur tablette, smartphone ou écran pour répondre à ces enjeux, et on a plus de 100 cas d’usages autour de la gestion des équipes et du savoir-faire, par exemple :

  • On valorise les collaborateurs et on aide l'organisation à réduire son turnover, les gens restent plus car on leur donne de la visibilité !
  • On fait un planning automatique qui affecte toutes les personnes de l’usine de la meilleure manière tout en améliorant leurs conditions de travail (et en passant, chaque manager gagne 7h par semaine sur la composition de son planning).
  • On a développé un outil de gestion des compétences qui permet d’augmenter son agilité pour s’assurer de toujours produire.
  • On permet au top management du groupe d’analyser la situation grâce à de l’IA (départ à la retraite, perte de compétence…etc) et de piloter les personnes vers les métiers de demain en fixant des objectifs.
  • Les opérateurs peuvent se former en scannant un QR code sur le terrain et monter en compétence sur les objectifs définis par le groupe.
  • On automatise et on simplifie la formation pour que le groupe puisse monter en compétence plus rapidement (on divise par 4 le temps de formation).

Du coup, n’importe quelle entreprise industrielle a besoin de nous d’une certaine manière c’est pour ça que Dior, Andros, Guerlain, Richemont, Sanofi, Merck, et des centaines d’autres sites dans 3 continents nous font confiance. On en a parlé sur BDM business deux fois.

Bref, la conclusion est simple, on s’apprête à vivre une série de révolutions qui demande aux entreprises de maîtriser leur savoir-faire à long terme, et toute l’Europe est déjà à la ramasse à court terme. L’industrie n’est pas encore assez agile pour répondre à une demande exigeante et flexible. La solution repose comme d'habitude entre les mains des hommes, il faut juste leurs donner un petit coup de pousser.

J’espère que c’était clair.

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