Mercateam et Shizen sont partenaires, et l’intégration entre les deux plateformes est ouverte.
Sur la plupart des sites industriels, le brief du matin et la gestion des compétences vivent dans deux outils séparés. Le chef d’équipe anime sa réunion dans l’un, puis va chercher dans l’autre qui est présent, qui est formé et qui peut couvrir un poste. Cette intégration réunit les deux au même endroit, à l’écran que l’équipe a déjà sous les yeux. Voici ce qu’elle permet, comment elle fonctionne et pour qui elle est pensée.
Deux outils faits pour l’atelier, qui arrêtent de s’ignorer
Shizen est une plateforme française d’animation de la performance industrielle. Mercateam est la plateforme de gestion des compétences, des habilitations et de l’affectation au poste des équipes de production. Nous ne faisons pas la même chose, nous nous adressons aux mêmes personnes, et plusieurs sites industriels utilisent déjà les deux, chacun de son côté, sur deux écrans différents.
Ce partenariat part d’un constat que nous entendons sur presque tous les sites que nous visitons : les équipes de terrain ne veulent pas un outil de plus. Elles veulent que ceux qu’elles ont arrêtent de s’ignorer.
Le point de départ : la multiplication des outils au poste
Récemment, en rendez-vous chez un industriel, le responsable de la performance décrivait la journée type d’un de ses opérateurs. Un problème survient sur un poste. Le mode opératoire est dans un premier outil. La demande de maintenance est dans un deuxième. La mise à jour de l’avancement est dans un troisième. Le pointage des heures est dans un quatrième.
Sa conclusion mérite d’être citée telle quelle : il faut unifier, mais pas forcément avec un seul outil. Avec une seule interface pour celui qui est devant l’écran.
Pourquoi nous ne cherchons pas à tout faire
La réponse évidente à la multiplication des outils serait la plateforme unique : un seul logiciel pour la qualité, la sécurité, la maintenance, les compétences, le planning et la formation.
Dans les faits, ce modèle tient rarement. Un outil qui couvre dix domaines les couvre chacun à moitié. Les équipes rencontrent une limite sur leur besoin réel, contournent, et retournent à Excel. Nous voyons régulièrement des sites où une licence a été payée pendant des années sans usage, parce que l’outil ne faisait correctement aucune des choses pour lesquelles il avait été acheté.
Nous avons fait le choix inverse : faire une chose, et travailler avec ceux qui font bien le reste. Shizen a fait le même raisonnement. Ils auraient pu développer leur propre module de gestion des compétences. Ils ont préféré s’associer à un outil dont c’est le métier, plutôt que de livrer à leurs clients un module de plus à maintenir pour un résultat approximatif. C’est ce choix qui rend ce partenariat possible.
Ce que fait Shizen
Shizen est la plateforme d’animation de la performance en atelier, utilisée par les équipes de production elles-mêmes.
Un chef d’équipe y construit son tableau de bord d’indicateurs, alimenté manuellement ou automatiquement depuis l’ERP, le MES ou un outil de BI. Il y lance ses rituels d’équipe séquencés, ses tournées terrain et ses audits sécurité, y compris hors ligne quand le réseau de l’atelier ne suit pas. Les opérateurs y remontent les événements et les irritants, photo à l’appui, et ces remontées alimentent directement le rituel suivant. La résolution de problèmes y est structurée avec les méthodes que les équipes connaissent déjà, 5 pourquoi, QQOQCP, Ishikawa, 8D, et les plans d’action s’escaladent d’un niveau à l’autre selon les règles définies par le site.
C’est, en une phrase, l’outil du management quotidien de la performance.
Ce que fait Mercateam
Mercateam gère la compétence des équipes de terrain et l’affectation au poste : matrices de polyvalence, suivi des habilitations et de leurs dates de validité, parcours de formation au poste, instructions accessibles directement au poste de travail, et affectation quotidienne des opérateurs en tenant compte de qui est présent, qui est formé et qui est autorisé.
C’est, en une phrase, l’outil qui répond à la question : qui peut tenir ce poste demain matin.
Comment afficher Mercateam dans Shizen
L’intégration est disponible et sa mise en place ne demande aucun projet technique.
Dans Mercateam, depuis une matrice de compétences, un planning ou une vue d’absences, un menu permet de générer un lien d’intégration. Dans Shizen, il suffit d’ajouter un widget de visualisation sur une page d’animation et d’y coller ce lien. L’élément Mercateam s’affiche alors directement dans la page, à l’endroit exact où l’équipe se réunit.
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En place en quelques minutes Sans projet informatique |
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Quatre types d’éléments peuvent être intégrés :
- Les matrices de polyvalence et les habilitations. Qui maîtrise quel poste, à quel niveau, et quelles habilitations approchent de leur échéance.
- Les absences et la disponibilité. Qui est présent, et comment la couverture des postes s’en trouve affectée.
- Le planning d’affectation. Le tableau d’affectation, construit à partir des compétences réelles plutôt que des habitudes.
- Les contenus et la formation. Les procédures, les standards au poste et les supports rattachés à l’équipe.
L’intégration fonctionne également avec la version gratuite et simplifiée de Mercateam. Un site qui utilise déjà Shizen peut donc afficher ses compétences et ses habilitations dans son animation quotidienne sans licence Mercateam préalable.
Pourquoi ces deux périmètres gagnent à se parler
Parce qu’ils se croisent tous les jours, à un moment précis : les cinq premières minutes du brief.
Deux questions y reviennent systématiquement. Qui est présent ce matin. Et si quelqu’un manque, qui peut couvrir son poste. Sur la plupart des sites, ces deux questions se traitent de tête, ou sur un papier, ou dans un fichier qu’une personne met à jour quand elle y pense. La décision est prise, elle est rarement tracée, et personne ne saura dans six mois que ce poste a été tenu ce jour-là par quelqu’un dont l’habilitation arrivait à échéance.
Le deuxième croisement arrive plus tard, quand un problème qualité revient une troisième fois sur le même poste. La cause est souvent double : un aléa machine, et un geste qui n’était pas encore maîtrisé par la personne affectée. L’animation terrain voit le symptôme. La gestion des compétences traite la cause.
Le manque de compétence, un écart comme un autre
Dans une animation à intervalle court, tout écart suit le même chemin : il est constaté, une action est décidée, elle est assignée, elle est escaladée si le niveau ne peut pas la traiter, et elle est suivie jusqu’à clôture. La boucle se referme dans la réunion.
Sauf pour un sujet. Quand le problème constaté est un manque de compétence ou d’habilitation, la boucle ne se referme jamais sur place. Il faut sortir de l’outil, écrire à quelqu’un, attendre une réponse. En pratique, le constat est noté puis oublié, jusqu’à ce qu’il redevienne visible à l’occasion d’un audit ou d’un incident.
C’est ce qui explique un phénomène que nous observons partout : la matrice de compétences est exacte le jour de l’audit, et seulement ce jour-là. Entre deux audits, un opérateur accumule des heures sur une machine sans que sa maîtrise soit validée, une habilitation expire sans que personne ne le voie passer, et la veille du passage de l’auditeur, quelqu’un passe deux jours à tout remettre à jour.
Le problème n’est ni l’outil de gestion des compétences, ni l’outil d’animation. C’est que la mise à jour n’a jamais lieu au moment où l’information existe, c’est-à-dire sur le terrain, pendant le brief.
Faire communiquer les deux outils, c’est ramener la compétence dans la boucle de résolution de problème. Le manque d’habilitation cesse d’être un sujet à part pour devenir un écart comme les autres, visible au moment où il se produit. La matrice cesse d’être un document qu’on met à jour avant un audit pour devenir un support de pilotage quotidien.
Nous avons déjà expliqué comment identifier les écarts de compétences à l’échelle de l’entreprise. Ce que nous décrivons ici est l’autre bout de la chaîne : le moment où le manque se constate en atelier.

La traçabilité reste du côté de Mercateam
C’est la première question d’un responsable qualité, et elle est légitime.
L’intégration ne déplace pas la donnée. Les compétences et les habilitations restent dans Mercateam, avec l’identification de l’utilisateur, les droits d’accès et l’historique qui y sont associés. Shizen ouvre une fenêtre sur cette information à l’endroit où les équipes en ont besoin. L’intégration ne crée ni copie, ni saisie parallèle, ni chemin de validation alternatif.
Un premier site utilise déjà les deux plateformes
Une usine du groupe Richemont travaille avec les deux outils depuis plusieurs années, chacun de son côté. Détail révélateur : le chef de projet Shizen et le chef de projet Mercateam y sont la même personne.
Côté Shizen, l’animation est structurée sur plusieurs niveaux, du brief terrain quotidien jusqu’au comité de direction, avec une boucle d’escalade entre les niveaux. Côté Mercateam, l’usage est centré sur la compétence : matrice de polyvalence, standards d’atelier rattachés aux compétences, alertes sur les habilitations qui approchent de leur échéance, QR codes au poste.
Deux dispositifs matures, et jusqu’ici aucune passerelle entre les deux. C’est précisément ce vide que l’intégration comble.
Disponible dès maintenant
L’intégration s’adresse en priorité aux sites qui utilisent déjà les deux plateformes, et aux clients Shizen dont l’axe People de l’animation reste déclaratif et qui cherchent à l’alimenter avec des données réelles.
Si votre site travaille avec Shizen et que la question des compétences, des habilitations ou de l’affectation au poste se pose, ou si vous êtes client Mercateam et cherchez à structurer votre animation terrain, parlons-en.
Shizen est la plateforme française d’animation de la performance industrielle
SQDCP, AIC, tournées terrain, audits et résolution de problème.

